La CFLEDD célèbre la journée Internationale des Zones Humides

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Le monde entier célèbre chaque deuxième jour du mois de février la journée internationale des zones humides. C’est dans cette optique que la coalition des Femmes Leaders pour l’Environnement et le Développement Durable (CFLEDD), a tenu ce lundi 15 Février 2021, à travers son axe thématique genre un atelier de réflexion avec pour thème :les zones humides et l’eau ; dans le cadre du projet d’appui à la reconnaissance des droits fonciers et forestiers des Femmes à tous les niveaux par son implication dans les activités de réduction de Déforestation grâce à l’appui financier de  son partenaire Rainforest Foundation Norway (RFN).

Madame chouchouna LOSALE, chargée de programmes et coordonnatrice adjointe à la CFLEDD  a ouvert ces assises tout en souhaitant la bienvenue et des fructueux échanges à tous les  participants. Elle a situé le contexte dans lequel la célébration s’inscrit : « C’est une occasion pour la CFLEDD de mettre en exergue les richesses des milieux humides, l’importance de leur biodiversité ainsi que la promotion des actions à mener afin de stopper le déclin de nombreux espèces qui dépendent des zones humides. D’où l’impérieuse nécessité d’assurer la survie de ces espèces en danger tout en réduisant les pressions négatives exercées par l’homme » a-t-elle déclaré.

Acteurs de la société civile Environnementale, chercheurs et représentants des ministères se sont réunis dans les locaux de la CLEDD de 09h à 16h afin de partager des informations sur les enjeux des zones humides en République Démocratique du Congo tout en suscitant l’intérêt des participants sur les avantages et services que procurent les zones humides afin d’évaluer les opportunités pour le maintien du climat.

Quatre exposés théoriques ont fait l’objet des échanges et débats en vue d’imprégner les notions basiques sur le thème du jour. Mr Taty INYANGA, Expert en forêt a exposé sur les zones humides de la RDC, défis et opportunités pour la résilience face au changement climatique. Il a expliqué la place qu’occupent les zones humides de la RDC sur le plan international dans la convention de RAMSAR. Il a révélé l’importance des zones humides : les zones humides participent au stockage et à la restitution progressive des grandes quantités d’eau en jouant le rôle d’une éponge, elles diminuent l’intensité des inondations en retardant le ruissellement des eaux. Il a souligné que les zones humides influencent localement le climat par les phénomènes d’évaporation d’eau à travers les terrains et les végétations qui les caractérisent. Il a présenté les défis auxquels est buttée la conservation durables des zones humides en RDC entre autres le manque d’information, la démographie galopante, les constructions anarchiques, il importe donc de les protéger et de les épargner des pressions anthropiques.

La présentation de Monsieur Arnaud Biyoko, chercheur détenteur d’un Master en gestion de Politique Économique a porté sur les tourbières de la cuvette centrale congolaise, enjeux pour la croissance économique.

Dans sa présentation, Mr Arnaud Biyoko a cité la déclaration de Brazzaville, signée le 22 Mars 2018 qui  est un accord entre la RDC, le Congo et l’Indonésie lors de la troisième réunion de l’initiative mondiale pour les tourbières. Son objectif est de protéger la tourbière tropicale de la Cuvette Centrale, située dans le bassin du Congo et chevauchant la RDC et le Congo, d’une utilisation non réglementée des terres et d’empêcher son assèchement et sa dégradation. Il a signalé que la RDC est la plus grande tourbière tropicale du monde ; elle dispose de 2/3 des tourbières tropicales soit 101 .500 km2 avec un stock de carbone estimé à 30 Giga tonnes.

La RDC est placée en bonne position pour attirer des financements, grâce à sa dotation naturelle en ressources naturelles nécessaires en vue d’améliorer les conditions économiques et sociales de sa  population a-t-il conclut.

Mr King KINGONZI, Expert et représentant du Ministère de l’Agriculture s’est entretenu avec les participants sur l’importance des zones humides dans l’irrigation pour les activités agricoles.  Les zones humides sont importantes pour la fourniture de l’eau dans les plantations en milieux agricoles.

Mme Valencia NGASIA, chef de division à la Direction des eaux/ Ministère de l’Environnement et Développement Durable a présenté les avancées de la RDC par rapport à la convention de RAMSAR, entre autre la sensibilisation de la population congolaise sur l’importance des zones humides, l’inventaire rapide des zones humides représentatives de la RDC, l’état de lieu des zones humides de la RDC. Quelques recommandations ont été formulées à l’issu de son exposé pour la conservation des zones humides :-sensibiliser la population congolaise sur l’importance des zones humides, stimuler le sentiment de la conservation et protection des zones humides de la RDC, ressortir les biens et services que tire la population de ces zones humides et assurer le suivi et évaluation économiques continus des services éco-systémiques des zones humides .

L’atelier s’est poursuivi par une série d’échanges et débats enrichissants entre participants et intervenants.

À l’issu de la cérémonie, Madame Dorothée LISENGA, Coordonnatrice Nationale de la CFEDD  a remercié les participants et s’est dite satisfaite du déroulement de ces assises de grande envergure qui ont visé la sensibilisation des participants à l’utilisation rationnelle des zones humides pour des actions locales, nationales et régionales. Car ces zones sont importantes pour leur apport en eau douce.  Ces zones constituent un gage de survie et d’avenir pour notre planète. Une utilisation non durable peut nuire aux propriétés qui les rendent importantes dans la lutte contre le changement climatique.

La CFLEDD a donné un point de presse en présence de différents médias locaux, des journalistes et quelques acteurs de la société civile afin de rappeler à l’opinion publique les avantages liés à la protection des zones humides et le rôle éco-systémique qu’elles jouent dans la biodiversité. 

                                                                                    

Par Gloria IYOSSO, IEC/CFLEDD.