Les femmes de l’Équateur bénéficiaires du projet d’appui à la reconnaissance de droits fonciers et forestiers ont capitalisé les acquis du projet

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Une mission a été réalisé dans la ville province de l’Equateur, en date du 21 au 23 septembre 2020 dans la province de L’équateur, où des séances des formations ont eu lieu dans l’enceinte de la salle de conférence de centre ISIDORE-BAKANJA. C’était pour suivre et évaluer les impacts des activités de formations et l’implication des femmes dans les différents programmes REDD+ engager dans ce contré.

Il s’agissait de disposer aux participantes des fiches d’évaluation sur leur participation et implication dans les différents programmes engagés dans leurs provinces ; collecter des informations (forces et faiblesses des ONGs membres de la CFLEDD) pour améliorer leurs interventions et mieux s’organiser pour une meilleur participation et implication dans l’avenir et de recueillir des recommandations supplémentaires dans le but d’améliorer l’approche de plaidoyer de la CFLEDD.   

C’est dans ce cadre, que la CFLEDD appuyée par la RFN Norway, avait exécuté dans le passé le projet d’Appui à la reconnaissance des droits fonciers et forestiers des femmes à tous les niveaux par son implication dans les activités de réduction de déforestation ; dont l’un de ses objectifs consistait à : Renforcer les capacités des femmes sur la connaissance des lois et textes réglementaires en matière forestière et foncière, les différents outils de la gouvernance REDD+, sur le para juriste, technique de plaidoyer, le genre en vue de faciliter la prise en compte de leurs intérêts dans les mécanismes et programmes de lutte contre le déboisement et la dégradation des forêts. Et quelques provinces ont été choisies pour bénéficier des activités dudit projet dont la province d’Equateur.

Arrive à Mbandaka, le samedi le 19 septembre 2020, le consultant Romillard ILEKOLA a tenu une réunion avec la coordination provinciale de la CFLEDD présidée par Mme Eugenie vice point focal provinciale pour échanger sur les objectifs de la mission.

La première journée a été consacrée aux rappels de gestes barrières pour lutter contre la propagation du Covid-19, à l’approche de la CFLEDD et aux rappels des modules de formation : 1) la gouvernance forestière, 2) les techniques de plaidoyer, 3) le genre et le développement organisationnel, 4) de la cohabitation…etc.    

La deuxième journée a consisté à la répartition des questionnaires d’enquête, ce qui a conduit à la fin de la journée de faire l’analyse Forces, Faiblesses, Opportunités et Menaces avec les participantes.

Force

  • Les femmes bénéficiaires de la formation ont pris conscience de leurs droits et le réclame déjà, elles reconnaissent quelques textes légaux règlementant les droits de la femme ; en effet elles sont devenues une référence pour d’autres femmes vulnérables, et sont considérable dans leurs milieux respectifs.
  • Elles parviennent également à pratiquer les principes de modules de la formation apprise. Entre autres les techniques de plaidoyer, de la bonne gouvernance forestière, de la cohabitation…etc.
  • Les formations reçues dans le cadre de ce projet ont permis aux femmes leader notamment de prendre la parole dans des réunions de leurs communautés et la prise de parole en public par ces femmes inspire les autres femmes et facilite la légitimité communautaire des actions du projet.

Faiblesse

Malgré les efforts consentis par ces vaillantes femmes, elles ont encore des difficultés d’intégrés les instances décisionnelles dû à la non mise en place et redynamisation des organes de gouvernance par les différents programmes installé dans leur province ;

Opportunités

  • La reconnaissance de l’impact des activités de la CFLEDD par certaines autorités politico-administratives. 
  • Le renouvèlement de partenariat entre le gouvernement et CAFI qui va permettre aux différents porteurs de projet d’améliorer et de redynamiser les différents organes de gouvernance.
  • Les femmes bénéficiaires de cette formation parviennent à former d’autres formatrices à travers les restitutions ; ce qui rassure la continuité des activités.

Menaces

  • Les femmes averties sont considérées comme étant obstacle envers certains hommes à qui jusqu’à présent ne reconnaissent pas le droit des femmes à cause des uses et coutumes ;
  • Persistance des pratiques coutumières discriminatoires à l`endroit de la femme ;
  • Non-respect des engagements par les autorités locales, coutumières et territoriales.
  • La méconnaissance de l’édit promulgué et publié dans le journal officiel par le chef coutumier par manque de la vulgarisation.

La troisième journée était consacrée sur les analyses des données collectées lors la deuxième journée, ce qui a fait l’objet d’un échange d’expérience sur les formations suivi par les participantes en 2017.

A l`issu des échanges de ces ateliers ; les activités de renforcement de capacités ont eu bel et bien lieu, et les formations ont été bien assimilé par les bénéficiaires et elles ont eu une compréhension appréciable des thématiques. Les femmes leaders font preuve de dynamisme dans leurs communautés respectives et cherchent à confirmer leur leadership en étant trop actives dans les activités communautaires comme les réunions avec les autorités locales et Territoriales.