La CFLEDD fête la journée internationale de la femme  avec le thème : Penser équitablement, bâtir intelligemment, innover pour le changement

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La journée Internationale des femmes autrement appelée journée internationale des droits des Femmes est célébrée le 08 Mars de chaque année mettant en avant la lutte pour les droits des femmes et pour la réduction des inégalités par rapport aux hommes. Le thème mondial retenu pour cette année est : « penser équitablement, bâtir intelligemment, innover pour le changement ». Dans ce cadre la CFLEDD a organisé un atelier en date du 29 mars 2019 au centre CARTER à Kinshasa. Une occasion de célébrer les progrès réalisés pour l’égalité des genres et l’autonomisation des femmes, mais aussi de mener une réflexion critique des efforts menés jusqu’à ce jour.

La Coalition des Femmes Leaders  pour l’Environnement et le Développement Durable (CFLEDD) se référant aux objectifs 4 et 5 pour le Développement durable (ODD) à savoir  l’Objectif 4 : assurer l’accès de tous à une éducation de qualité sur un même pied d’égalité et l’Objectif 5 : promouvoir les possibilités d’apprentissage tout au long de la vie. La CFLEDD a voulu non seulement évaluer les avancées observées au pays sur la réduction des inégalités par rapport aux hommes, mais aussi sensibiliser les différents acteurs sur les actes remarquables réalisés par les femmes. Dans l’optique de promouvoir le progrès  sur l’égalité des genres particulièrement en RDC d’ici 2030.

L’objectif de cet atelier était de réfléchir sur la mise en œuvre effective du 4ème  et 5ème objectif de développement durable (ODD).Signalons par ailleurs que cinq sous thèmes ont été exposés tour à tour au cours de ces échanges, par les différents acteurs impliqués dans la promotion du genre.

Madame MAGUY NZUNZI experte en genre a martelé sur la question de savoir comment éliminé toutes les formes des violences et discrimination à l’égard des femmes et filles dans la sphère publique et privé. Elle a proposée différentes stratégies à mettre en place pour réduire le taux de la discrimination, sensibiliser et conscientiser les femmes et les jeunes filles sur les connaissances fondamentales de droits  de la femme. Elle a tenue à expliquer les concepts clés que soutient la lutte des femmes en ce millénaire, entre autre : la Violence et la Discrimination à l’égard des femmes.

 

 

Madame Joëlle NKOSI et Madame Christelle IYOMA, les expertes en genre ont développés leurs exposés sur la promotion de l’égalité de chances pour un accès aux services publics ou privé de qualité.

 

Mme Joëlle NKOSI a martelée sur les inégalités dues aux modèles  mentaux de pensées, le tribalisme, l’égoïsme et aussi la question de méritocratie chez les femmes qui est remise en doute par les chefs d’entreprises. Promouvoir l’égalité selon elle, est une question de vulgariser les textes sur la parité, créer les indexes annuels sur le suivi de la parité, organiser l’audit genre dans les institutions et mener des campagnes sensibilisations pour l’intégration des femmes aux services publics et privés.

 

 

Alors que Mme Christelle IYOMA a exposée sur les points suivants : le cadre juridique sur l’égalité de chance pour l’accès au service public ou privée ; la réflexion sur la problématique d’inégalité ; Comment promouvoir l’égalité de chance pour un accès au service public ou privé de qualité ?

Au terme de son exposé, elle a reconnu qu’un cadre juridique existe pour promouvoir l’accès au service public de qualité en RDC, mais  malheureusement son application n’est pas effective et cela occasionne les inégalités dans l’accès ou recrutement dans le service public et dans les postes de nominations.

 

Madame CHOUCHOUNA LOSALE, chargée des programmes à la CEFLED a fait une mise au point sur l’importance de la prise en compte d’inclusion et de la diversité pour un changement équitable dans l’aspect genre. Elle est revenue sur la définition du concept inclusion et diversité. Selon elle, l’inclusion est la création d’un environnement au sein duquel une personne se sent respectée et acceptée tandis que la diversité est l’ensemble des mentalités psychologiques, physiques et sociales.

Elle a conclue son exposé en démontrant l’importance de l’inclusion et la diversité pour un individu notamment : d’identifier le besoin à court et à long terme et de prôner un développement durable et équitable de partage de bénéfices, pendant les prises de décisions.

Madame Marie-Thérèse Okenge  se penchée sur élimination de toutes pratiques préjudiciables, telles que le mariage des enfants, le mariage précoce ou forcé et la mutilation génitale féminine. Cette présentation a permis aux participants de connaitre les cas de discrimination spécifiques que font face les femmes en RDC. L’intervenante, propose une démarche qui s’articule sur quatre axes : les études, les consultations, le cadre légale et les Politiques sectorielles.

 

 

L’intervenant Monsieur Tresor Bondjembo , a fait un bref aperçu sur l’évolution de la reconnaissance des droits de la femme dans  quelques lois en vigueur en RDC. Selon l’intervenant, la RDC est suffisamment outillée en matière des lois et spécifiquement en dispositions qui proscrivent le principe de l’égalité homme-femme et la non-discrimination au point d’affirmer que suite à la lutte des différents acteurs sur la reconnaissance des droits de la femme, un tableau progressif se dessine de plus en plus pour rendre effective cette reconnaissance.

C’est ainsi qu’il a est recommandé d’envisager des enquêtes sectorielles pour des évaluations plus précises et scientifiques. Aujourd’hui  il y a de plus en plus une prise de conscience  surtout au niveau des grands centres villes mais  très faible au niveau rural.

Le dernier intervenant, Monsieur Jacques Isongo  a expliqué les contenus des Objectifs de Développement Durable 4 et 5. Cette présentation était prévue pour orienter les participants dans les travaux de production de la feuille de route. C’est dans cette optique qu’il a dressé l’essentiel des deux objectifs qui prônent la promotion de la femme.

Ces exposés ont été d’une importance capitale d’autant plus qu’ils ont permis  aux participants d’avoir un enchaînement logique et une compréhension assise.