Journée mondiale de l’environnement ; les femmes s’engagent

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La Coalition des femmes leaders pour l’environnement et le développement durable en sigle CFLEDD a célébré ce 12 juin la Journée Internationale de l’Environnement de l’édition 2020, qui avait pour thème : la Biodiversité. Cet atelier a eu l’appui financier de Rainforest Foundation Norway (RFN).

Réunis dans trois salles au sein de la coordination nationale de la CFLEDD avec un effectif de 16 à 17 personnes à cause de la pandémie de Covid-19.

Cette journée mondiale de l’Environnement, décrétée par l’Organisation des Nations Unies et célébrée le 05 juin de chaque année, soulève régulièrement les questions essentielles de la protection de l’environnement et ses conséquences sur la qualité de vie des populations et la survie de notre planète.

L’objectif général poursuivi par cet atelier était de réfléchir sur l’impact de la biodiversité face à la pandémie covid-19. Cet atelier a permis d’expliquer le pourquoi de la journée mondiale de l’Environnement : son origine, but, évolution, ses actions menées; Démontrer l’Implication de la Femme dans la gestion durable des ressources naturelles ; Expliquer la convention sur la biodiversité ; Expliquer l’impact de la biodiversité face à la pandémie de covid-19 ; Proposer des recommandations et leurs mises en œuvre sur la question de biodiversité.

Il a été martelé par les orateurs que la pollution et le changement climatique représentent également un danger pour la biodiversité. Ce sont les différentes activités de l’homme qui sont à la base de la destruction de la biodiversité. C’est ainsi que sa préservation est indispensable pour les générations actuelles et futures.

A l’issue de ladite cérémonie, plusieurs  personnes ont intervenu dans le but d’enrichir cette journée de réflexion notamment : Mme Dorothée LISENGA (Coordonnatrice CFLEDD), Mme Néné  MAINZANA (PCA/ CFLEDD), Mme TEKITILA (Membre de la CFLEDD en charge de forêt  REDD et agriculture durable), Taty INYANGA (Expert environnementaliste/ CFLDD) et Jr BOWELA (Expert Genre/ CFLEDD).

La cérémonie d’ouverture a été ponctuée par une allocution : le mot de bienvenue et le discours d’ouverture officielle de la journée par la Coordinatrice de la CFLEDD. Dans son discours, la Coordinatrice a parlé de la biodiversité. En abordant l’historique de la biodiversité, les liens entre la pandémie de la Covid-19 et la biodiversité. Dans son intervention, l’oratrice a montré que même la faune est touchée par la Covid-19. À l’issu de son exposé, un appel a été lancer par tous les participants pour pouvoir réfléchir dans quelle mesure vivre en harmonie avec la nature. 

En prenant la parole, Mme Nene MAINZANA s’est penché sur l’origine et le but de la journée Mondiale de l’environnement. Cette dernière a été adoptée en 1972 par les Nations Unies lors de l’Assemblée Nationale. Son objectif principal était de résoudre les problèmes liés à l’environnement.

De son côté, l’allocution de Mme Bertille TEKITILA s’est basée sur la Convention sur la Biodiversité. Elle a défini la convention sur la biodiversité, qui est un accord international signé par les États membres en 1972 et ce, lors du Sommet de la Terre à Rio de Janeiro. Discuter sur les politiques mondiales en matière de développement durable a été le but de ladite convention. Elle a enchainé son intervention par l’explication de la décennie de la biodiversité et les objectifs d’Aichi (2011-2020). Pour atterrir, Mme TEKITILA a affirmé que la RDC par le truchement du Ministère de l’Environnement a voté plusieurs lois relatives à la biodiversité et a procédé à la ratification de la convention sur la biodiversité c’est qui est encourageant pour notre pays.  

Mr Taty INYANGA quant à lui, a parlé de l’impact de la biodiversité face à la pandémie du Covid 19 aux thématiques REDD et agriculture durable. Un accent particulier a été mis sur l’homme dans ses activités qui nuisent à l’environnement.  L’homme  doit observer un comportement responsable à ce que nous faisons a-t-il souligné. Il a  aussi donné  les 10 gestes pour préserver la biodiversité :
1 – Je respecte le rythme de la nature
2 – Je limite l’usage de produits phytosanitaires
3 – Je limite ma consommation d’eau pour mon jardin
4 – J’utilise le paillage
5 – Je profite des fruits et légumes de saison
6 – Je mets en place un compost
7 – J’invite la petite faune
8 – je limite l’utilisation abusive de la forêt
9 – je respecte les lois en vigueur pour sa gestion
10 -Je deviens un exemple

Il a terminé son exposé par quelques leçons à tirer et des recommandations suivantes :

  • Faire un plaidoyer auprès des autorités afin de prendre des décisions qui vont
    sauver la nature et ses peuples ;
  • Renforcer la collaboration avec les communautés locales et peuples
    autochtones gardien de la biodiversité pour une gestion rationnelle et
    durable;
  • Prendre en compte les questions émergentes (valorisation des services éco
    systémiques etc…) pour faire face aux nombreuses maladies virales.

Enfin, Mr JR BOWELA a dans sa présentation, martelé sur  l’implication de la femme dans la gestion durable de la biodiversité. À en croire l’intervenant, préserver la biodiversité est donc une nécessité impérative. Quand la biodiversité est en danger, l’homme l’est également. L’homme doit vivre en harmonie avec la biodiversité.

Dans le souci de préserver les ressources naturelles, l’intervenant a recommandé ce qui suit :

  • Plaider auprès des autorités compétentes pour la prise des décisions pouvant sauver la nature ;
  • Renforcer la collaboration avec les  communautés locales et peuples Autochtones gardien de la biodiversité pour une gestion rationnelle et durable.

Cet atelier d’interpellation sur la  biodiversité  financé par  RFN et organisé par la CFLEDD a connu la participation  de membres de la société civile environnementale.  Après  débat et discussion sur la biodiversité ;  la CFLDD a appelé les participants par la voix de sa coordinatrice à capitaliser les leçons prissent et de le faire larges diffusions pour que chacun ait la responsabilité pour protéger l’environnement ; car notre vie en dépend.

par Natacha Bombanda